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du Parc des Félins sont arrivées !

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Au parc, nous initions ou participons à des activités de recherche en biologie qui ont pour but d'accroître nos connaissances sur les félins, d'améliorer leur bien-être en captivité et de préciser leurs relations avec les humains.

Dans ce cadre, les études entreprises se rattachent à différentes disciplines de la biologie principalement l'éthologie, la génétique et la génétique des populations.

 

L'éthologie

L'éthologie signifie étymologiquement la science des mœurs (du grec ethos, mœurs, et logos, l'étude, la science). Il s'agit en fait de l'étude du comportement animal. Il faut de plus inclure dans cette signification l'étude comportementale des êtres humains (excluant toute interprétation psychologique) et des relations homme-animal. Etudier le comportement des animaux (et des humains) consiste à observer attentivement et noter précisément leurs différents mouvements, déplacements et interactions en fonction de problématiques et de questionnements posés avant les observations. Après la période d'observation, les données sont analysées à l'aide d'outils statistiques pour dégager des différences (et/ou des tendances) entre les individus et groupes d'individus. Ces différences sont ensuite interprétées et apportent des réponses à la problématique de départ.

Etudier le comportement des félins est assez complexe car ces animaux ont un rythme d'activité différent du notre : ils sont, dans leur grande majorité, plus actifs au crépuscule, à l'aube ou pendant toute la nuit. De plus, les félins sont des animaux qui ne sont pas manipulables et qui sont très dangereux pour l'Homme, tout contact est impossible. Tous ces éléments complexifient la mise en place de protocoles expérimentaux. C'est pourquoi l'éthologie de ces animaux est peu développée en comparaison d'autres comme les animaux de rente (bovins, ovins, caprins, ...), les petits animaux de laboratoire (rats, pigeons, insectes et arachnides) et les animaux domestiques (chiens, chats, perroquets...)

Au parc, nous proposons généralement un sujet par an. Pour plus de détails, voir les premières études réalisées ci-dessous.

 

La génétique

La génétique (du grec genno, donner naissance) est la discipline de la biologie qui est consacrée à l'étude des gènes (présents sur les molécules d'acide désoxyribonucléique (ADN) qui constituent les chromosmes), et de leur fonctionnement. Cette discipline a de nombreuses applications que vous découvrir en parcourant des sites spécialisés.

Le parc n'a pas la vocation, ni le financement pour héberger son propre laboratoire de génétique. Cependant, la phylogénie des espèces et leur radiation au cours des temps géologiques (c'est à dire leur apparition et leur divergences les unes des autres) sont des thèmes qui nous intéressent tout particulièrement. Si c'est également votre cas, sachez qu'il y a peu de scientifiques au monde qui travaillent sur ces sujets. Il y a notamment :

L'équipe de Stephen O'Brien du "Laboratory of Genomic Diversity" (U.S.A.). Son équipe fait figure de spécialiste dans ce domaine et a grandement contribué à la classification actuelle des félins en 3 sous-familles, 8 lignées, 11 à 18 genres avec le positionnement les unes par rapport aux autres des 36 espèces sauvages et du chat domestique. Elle a publié de nombreux articles à ce sujet dont le dernier en date est mentionné ci-dessous dans le paragraphe "bibliographie".

Plus proche de nous, il y a l'équipe de Christine Breitenmoser de KORA et du Cat Specialist Group (Suisse) qui travaille sur la variabilité génétique des 2 populations de lynx qui ont été réintroduites en Suisse. Elle travaille aussi sur la différenciation génétique des différentes sous-espèces du lynx boréal (Lynx d'Europe de l'Ouest, Lynx de Sibérie, Lynx des carpathes, ...) et un programme d'envergure co-financé par le parc va être réalisé pour tous les lynx boréal vivants en captivité en Europe.

Emmanuelle Baudry de l'Université d'Orsay (Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution) s'intéresse également aux Félins et met actuellement au point un test d'identification génétique des félidés.

Nous collaborons à ces recherches en fournissant régulièrement des échantillons de sang et de poils de nos félins quand un animal est anesthésié pour des raisons particulières.

 

La génétique des populations

Notre parc est impliqué dans plus d’une trentaine d’EEP et d'ESB. Pour gérer la population d'une l'espèce dans l'optique d'une conservation à long terme, il est nécessaire de créer son studbook et de réaliser des analyses génétiques et démographiques de sa population à partir de celui-ci. Ce genre de travail est une application directe de la génétique des populations. Ces analyses se font à l'aide des logiciels informatiques SPARKS et PM2000 et permettent de réaliser des projections sur l'évolution de la population captive de l'espèce en tenant compte de nombreux facteurs dont la consaguinité et la dérive génétique (cf. la page conservation ex-situ pour plus de détails).

Pourtant, toutes les espèces de félins n'ont pas encore toute leur studbook européen, c'est le cas des servals, des chats des marais et des chats léopards par exemple. Le parc va y remédier dans les 3 ans à venir. Un sujet sera proposé par an également dans ce domaine.

 

La physiologie

La physiologie (du grec phusè, la nature, et logos, l'étude ou la science) est la discipline de la biologie consacrée au fonctionnement mécanique, physique et biochimique des organismes vivants, animaux ou végétaux, de leurs organes et de leurs organisations, de leurs structures et de leurs tissus. La physiologie tient également compte des interactions d'un organisme et de son environnement. En fonction des organes étudiés ou des thèmes abordés, on distingue de nombreuses spécialités : l'électrophysiologie, la neurophysiologie, la physiologie de la reproduction, du sommeil, de la digestion, de la locomotion, la thermorégulation...

Au parc, pour respecter le bien-être de nos félins, nous ne souhaitons pas participer à des recherches très poussées, trop invasives en physiologie. En effet, quelque soit le thème de l'étude, il est souvent nécessaire, en physiologie, de faire des prélèvements réguliers et, puisque les félins sont des animaux qui ne sont pas manipulables et sont très dangereux, il faudrait pratiquer de nombreuses anesthésies pour faire ces prélèvements. Cela rend le protocole expérimental très "lourd". Nous ne voulons pas endormir plus que de raison nos animaux... Notre participation dans cette discipline est donc limitée.

 

Pour les étudiants souhaitant participer à un projet de recherche, consultez les offres de stage sur la page correspondante (Contactez-nous » Offres de stage).

Nous sommes ouverts à d'éventuelles collaborations avec des universités et/ou des instituts de recherche. N'hésitez pas à nous contacter.

 

 

Le puma (Puma concolor) est le félin d'Amérique le plus répendu. On le rencontre du Canada jusqu'en Terre de Feu en passant les forêts tempérées des USA, les déserts méxicains et les forêts tropicales d'Amazonie. Cette espèce est fréquente en parc zoologique depuis des décennies mais n'a jamais été suivie.

La réalisation du premier studbook de cette espèce va nous permettre d'en savoir plus et d'appréhender le nombre d'individus qui ont et qui sont hébergés en captivité, en fonction de leur origine et de leur pedigree.

Lieux de l'étude : Le Parc des Félins (Nesles)
Stagiaire associé au projet : Melle Alexandra Sébastien (M1 EBE, Paris 6)
Périodes d'observation : de mars à mai 2008

Résultats : en fin d'année

 

Les espèces de petits félins sont très difficiles à trouver dans la nature et par conséquent, peu d'études sur ces animaux ont été réalisées à ce jour. On les pense actifs principalement à l'aube et au crépuscule. En captivité, leur observation est plus aisée mais, de la même façon, il n'y a pas beaucoup d'information à ce sujet.

Cette étude a pour but d'apporter des informations sur les comportements et rythmes d'activités à l'aube et au crépuscule de 8 espèces de petits félins et de les comparer entre elles. Sont étudiés les chats de Geoffroy (Oncifelis geoffroyi), les margays (Leopardus wiedii), les ocelots (Leopardus pardalis), les oncilles (Leopardus tigrinus), les jaguarondis (Herpailurus jaguarundi), les chats léopards du Bengale (Prionailurus bengalensis bengalensis), les chats rubigineux (prionailurus rubiginosus philipsi) et les chats pêcheurs (Prionailurus viverrinus). Dans cette étude, nous nous affranchissons des contraintes environnementales puisque toutes les espèces sont hébergées au parc et vivent donc sous les mêmes conditions climatiques et ont la même probabilité de chasser des petits rongeurs dans leur enclos.

Lieux de l'étude : Le Parc des Félins (Nesles)
Stagiaire associé au projet : Melle Emilie Schwachtgen (M1 Ethologie, Paris XIII)
Périodes d'observation : de avril à mai 2008

Résultats : en fin d'année

 

Le chat-léopard (Prionailurus bengalensis) est un petit félin que l'on peut rencontrer dans de nombreux pays d'Asie du Sud-est et qui présente beaucoup de variation de taille et de pelage. Par conséquent, les scientifiques ont distingué de nombreuses sous-espèces géographiques : Le chat-léopard du Bengale (P. b. bengalensis), le chat-léopard de Sibérie (P. b. euptilura), le chat-léopard d'indonésie (P. b. sumatranus) et le chat-léopard des Philippines (P. b. tingia) pour exemples.

La réalisation du premier studbook de cette espèce va nous permettre d'appréhender le nombre d'individus qui ont et qui sont hébergés en captivité, en fonction de leur origine et de leur pedigree.

Lieux de l'étude : Le Parc des Félins (Nesles)
Stagiaire associé au projet : M. Alban Vrignaud (M2 Biologie de la Reproduction, Tours)
Périodes d'observation : de avril à août 2007

Résultats : prochainement

 

En captivité, les espèces de félins à forte socialité telles que le lions maintiennent-elles des distances inter-individuelles moindres que des espèces dites "solitaire" comme les tigres, les panthères et les jaguars?

L'étude a pour but de répondre à cette question en observant les comportements des individus et en mesurant les distances inter-individuelles des lions, des tigres et des panthères du parc.

Lieux de l'étude : Le Parc des Félins (Nesles)
Stagiaire associé au projet : M. Sébastien Verdin (M2 Ethologie, Paris XIII)
Périodes d'observation : de février à août 2007

Résultats : Résumé disponible ici

 

Après 8 années d'existence à Auneau (Eure-et-Loir – Région Centre), le Parc des Félins, faute de place, n'a pas eu d'autre choix que de déménager.

Le nouveau Parc des Félins a été implanté dans le domaine de la Fortelle, un domaine de 60 hectares (contre 8 ha à Auneau !). Il est rattaché à la commune de Nesles (Seine-et-Marne – Ile de France)

Dans ce contexte, il nous semblait intéressant d’observer le comportement des félins avant et après le déménagement pour découvrir ses conséquences sur leurs rythmes d’activité.

Au cours de cette étude, nous avons suivis une dizaine d'espèces au total. En ayant des nouveaux enclos, de tailles plus grandes, des nouveaux congénères, des apports de nourriture aléatoires, … on peut s’attendre à ce que les félins soient plus actifs dans le parc de Nesles par rapport à celui d’Auneau.

Lieux de l'étude : Parcs des Félins (Auneau et Nesles)
Stagiaires associés au projet : Melle Aurore Chartier, Melle Charlotte Paulet
Périodes d'observation : Juillet et août 2006, Septembre et octobre 2006

Contrairement aux grands félins, les petits félins sont très peu médiatisés et souvent absents de la conscience collective en tant qu'espèces en danger. Ils sont pourtant autant affectés que leurs homologues, tous les petits félins (sauf le chat domestique) sont inscrits dans les annexes I et II de la CITES car ils sont eux-aussi victimes de braconnage et de persécution.

Une des difficultés pour l'application de la loi et, par conséquent, leur protection est l'identification des espèces. Les spécimens braconnés sont souvent transformés, rendant leur identification plus fastidieuse. Les caractères morphologiques étant souvent effacés ou détruits, une méthode d'identification aisément utilisable à partir de fragments organiques est nécessaire.

Le but de cette étude était de mettre au point un code barre génétique pour répondre à ce besoin chez quelques espèces de félins. La constitution de code barres génétiques est une approche récente pour la gestion et la caractérisation de la biodiversité par une séquence spécifique d'ADN proposée par le professeur Paul D.N. Hebert de l'université de Guelph (Canada).

Lieu de l'étude : Université Pierre et Marie Curie (Orsay)
Stagiaire associé au projet : M. Romain Dallari (M1 Ecologie, Systématique et Evolution)
Période d'observation : 2006

Les parcs zoologiques ont un rôle pédagogique important à jouer car ils reçoivent des milliers de visiteurs chaque année. Ils se doivent de les informer des grands enjeux de notre planète et de leur transmettre des informations en faveur de la protection des animaux.

Le support majoritairement utilisé est le support écrit présenté sous forme de panneaux, d’affichettes, … dit « pédagogiques » sur lequels sont indiquées différentes informations sur les animaux habitant l’enclos à proximité.

Mais les visiteurs lisent-ils réellement ces panneaux ? Si, oui dans quelle proportion ? Les commentent-ils ? Partagent-ils les connaissances qu’ils viennent d’acquérir avec leur entourage ? La conception du panneau en elle-même a t-elle un effet sur le désir de lecture des visiteurs ? Ainsi que sur leur compréhension ? L’affluence dans le parc a-t-elle une influence sur la lecture des panneaux ?

Cette étude avait pour objectif de répondre à ces questions en étudiant le comportement des visiteurs du Parc des Félins vis à vis des 2 types de support pédagogique conçus au parc : des panneaux d’aspect très sobre réalisés en PVC blanc marqués avec une encre verte et des vitrines avec des fiches thématiques de couleur mises à jour en fonction de l'actualité du parc et des programmes de sauvegarde.

Lieu de l'étude : Parc des Félins (Auneau)
Stagiaire associé au projet : Melle Julie Decompte
Période d'observation : Juillet et août 2005

 

 

   
Blomqvist L., McKeown S., Lewis J. C. M. & Richardson D. (2000). EEP Felid Regional Collection Plan & Veterinary Guidelines, First Edition. EAZA. 57 pages
 
Chapron G. & Moutou F. (2002). L'étude et la conservation des carnivores. Société Française pour l'étude et la Protection des Mammifères. Paris. 167 pages.
 
Nowell K. & Jackson P. (1996). Wild Cats : Status Survey and Conservation Action Plan. IUCN. 382 pages.
 
Sunquist M. & Sunquist F. (2002). Wild cats of the World. University Of Chicago Press. 452 pages.
 
Seidensicker J., Christie S. & Jackson P. (1999). Riding the Tiger : Tiger conservation in human-dominated landscapes. Cambridge University Press. 400 pages.
 
 
Johnson W. E., Eizirik E., Pecon-Slattery J., Murphy W. J., Antunes A., Teeling E. and O'Brien S. J. (2006). The late Miocene Radiation of Modern Felidae: A Genetic Assessment. - Science, 311, 73-77.
   

 

 

 


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